Le film de Lounseny Soumah est tourné en mêlant argentique, analogique et numérique. L’habillage fait de même : le grain de la VHS d’un côté, de l’autre les tissus imprimés, marqueurs des racines communes d’un peuple divisé par des frontières.
Chaque matière garde la trace de ce qu’elle a traversé. Les bords usés, le bitume abîmé, les cartes routières en papier, les tissus africains, l’analogique et le numérique qui se mêlent dans le film : c’est de ces textures que vient l’esthétique de l’habillage.
Concepteur d’images en mouvement, à Paris. J’écoute, je propose, et rien ne bouge sans raison. Avant d’animer un titre, un logo ou un générique, je cherche ce qu’il doit dire : l’histoire d’un film, le positionnement d’une marque. La forme et le mouvement en découlent. Je travaille avec les productions, les agences et les marques, du premier échange à la dernière image.